Les métaux

Les métaux en bijouterie.

Les métaux précieux, les métaux cuivreux, les aciers, les aluminiums, l’étain, le zamak, et les autres matières.


Si certains sont connus, d’autres le sont beaucoup moins. Nous vous donnons ici quelques informations pratiques.


Toutes ces informations sont le fruit de nos propres analyses et constats, influencées par notre façon de travailler.
Les métaux précieux, tels l’or et l’argent en bijouterie


L’or est utilisé à différents titres, voici les principaux :
or 750 ou 18 carats (75 % d’or dans l’alliage)
or 375 ou 9 carats (37,5 % d’or dans l’alliage)
or 583 ou 14 carats (58,33 % d’or dans l’alliage)


Les différentes couleurs étant obtenues en variant la nature et la proportion des métaux constituant le reste de l’alliage.

Les principales couleurs sont :

  • le jaune de différentes nuances ; nous réalisons principalement du 3N
  • le rouge (rose), chez nous du 5N
  • le blanc (gris)

Il existe différents types d’or gris :
L’or gris palladié 9 ou 13 %, où le palladium augmente les caractéristiques mécaniques (intéressant pour les sertis), et offre un blanc plus éclatant.
Son tarif est plus élevé que l’or jaune à cause du palladium, et sa température de fusion étant plus élevée, sa mise en œuvre est un peu plus difficile.
L’or gris nickel est plus accessible en termes de coût et de facilité de mise en œuvre, mais généralement moins blanc.
De plus, il contient un peu de nickel, et laissera subsister un doute sur une possible réaction allergique.
À savoir, l’or gris subit souvent un dépôt galvanique de rhodium une fois le bijou fini, pour le rendre encore plus blanc.
Pour l’argent, nous réalisons uniquement des pièces en 925 millièmes (92,5 % d’argent dans l’alliage) car C’est le titre standard en France.
Son principal défaut est sa relative souplesse. L’alliage d’argent 925 possède une très bonne coulabilité.
et un joli poli.


Dans certains cas, un durcissement thermique est réalisable, permettant d’augmenter légèrement la dureté.

Les métaux cuivreux, tels le bronze et le laiton, en bijouterie.


Bronze :
Nous utilisons la nuance CuSi3Mn1 car elle a un bon rapport fluidité/retrait. Si vos pièces sont très fines et demandent de la rigidité, il est préférable de les couler avec le laiton ci-dessous.
Laiton :
En fonderie cire perdue, nous n’utilisons pas le laiton sous sa forme cuivre + zinc, mais lui préférons ajouter du CuBe₂ pour améliorer sa qualité de fonte. C’est un choix technique qui permet aussi une amélioration de la dureté des pièces.
Le Cube 2 contenant du béryllium (cancérogène), nous utilisons maintenant du bronze sans étain. possédant de très bons résultats en fonderie. Nous n’hésiterons pas à vous le proposer si vous nous demandez du laiton. Si vos pièces sont massives, le résultat sera meilleur avec le bronze ci-dessus.
Nous réalisons aussi à la demande des pièces en CuBe₂ (cupro-béryllium), pour des pièces plus techniques, demandant une dureté importante, mais c’est rarement le cas en bijouterie. Le CuBe₂ est le cuivreux le plus résistant après traitement thermique.

Cuivre pur :
Le cuivre pur (chez nous du CuA1) est utilisé pour la réalisation de pièces émaillées pour la bijouterie. Les aimants ne réagissent pas avec les cuivreux, il faudra prévoir vos systèmes avec aimants en conséquence.
Les aciers inoxydables, tel le 316 L en bijouterie.

En bijouterie, nous utilisons exclusivement de l’inox 316L. Cet alliage offre une très bonne résistance à l’oxydation et un très joli poli.
La plupart des collections de bijoux acier se ressemblent beaucoup car l’usinage est le mode de fabrication le plus répandu.
La fonderie de l’inox en bijouterie est beaucoup plus contraignante que pour des métaux plus traditionnels, comme l’or, l’argent ou le bronze. Et les bijoux doivent être étudiés et adaptés pour éviter tous défauts.

Voici les inconvénients de cette matière en fonderie :

  • fonderie plus difficile
  • Métal très dur à travailler.
  • Usure des outils et des bandes abrasives plus rapide.
  • une productivité plus faible
  • mise en forme difficile
  • forte oxydation après fonderie (nettoyage à l’acide + sablage obligatoire)

Mise à part cela, l’acier a beaucoup d’avantages :

  • un poli éclatant
  • une très bonne résistance aux rayures
  • un coup matière faible (variation faible des cours)
  • un aspect « homme »
  • soudure laser parfaitement adaptée

Les aluminiums en bijouterie.

L’aluminium n’est pas très utilisé en bijouterie, sa forme la plus courante doit être le fil anodisé.
En fonderie, nous utilisons pour les bijoux principalement de L’AZ10S8G, offrant une bonne coulabilité et une dureté suffisante.
Nous possédons aussi de L’AS13, mais étant plus mou, le polissage est plus difficile.
Nous n’avons malheureusement pas trouvé d’alliage permettant à la fois une bonne coulabilité et la possibilité de faire une anodisation.
Si votre société pratique l’anodisation sur un de ces deux alliages, merci de nous contacter.

Inconvénients de l’aluminium en fonderie pour la réalisation de bijoux.

  • encrassage des fraises et papier abrasif
  • poli, un peu terne
  • Pas d’anodisation possible sur les alliages que l’on emploie.
  • casse sous une forte déformation
  • Brasure (type bijoutier) impossible

Avantages :

  • un coup matière faible (variation faible des cours)
  • légèreté des pièces
  • matière tendre

Le titane en bijouterie
Un peu comme l’acier, la plupart des bijoux en titane sont réalisés en usinage. La raison est simple, la fusion du titane est difficile à maîtriser.
Le titane en fusion « mange » tout ce qu’il touche, l’idéal est donc de le fondre en lévitation, comme cela est pratiqué dans l’industrie.
Nous parvenons à le couler, mais nous sommes limités à 50 g (voire 80 g dans certaines conditions) de titane, et les matériaux de moulage comme les consommables (creuset) sont bien plus chers.
Tout cela rend les bijoux en titane issus de la fonte à cire perdue hors de prix. Pour un ordre d’idée,
compter de 60 à 90 € HT pour une bague brute de fonderie.
Pour les bijoux, nous utilisons du titane grade 2.

Voici les inconvénients de cette matière en fonderie :

  • fonderie très difficile et chère
  • Métal très dur à travailler et cassant pour les parties les plus fines.
  • Usure des outils et des bandes abrasives plus rapide.
  • une productivité très faible due à la faible capacité du creuset
  • Mise en forme impossible car cassante.
  • Oxydation après fonderie (sablage obligatoire)
  • un coût matière assez élevé (de 100 à 120 € HT le kg)

Mise à part cela, le titane a beaucoup d’avantages :

  • un poli éclatant
  • une très très bonne résistance aux rayures
  • un aspect « homme »
  • soudure laser parfaitement adaptée
  • confort (sa température s’adapte rapidement à celle du corps)

L’anodisation du titane après fonderie devrait fonctionner, mais nous ne l’avons jamais testée.
Le titane coulé dans de bonnes conditions permet de conserver le grade 2 et reste implantable (prothèse, piercing…) ce qui n’est pas le cas dans notre fonderie ; nous le déconseillons pour cette application.

L’étain est le plus utilisé en bijouterie fantaisie. Nous utilisons un étain sans plomb.

Avantages de l’étain

  • Facilité pour le travailler
  • Brasure à l’étain facile
  • obtention du poli/brillant avec la galvanoplastie